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Environ deux minutes après le passage en gare des Couronnes des rames 43 et 52, c'est la rame 48 qui y pénètre à son tour. Ce train a 4 voitures, au milieu se trouvent les deux voitures de seconde classe. Ce train est surchargé de voyageurs car les deux rames précédentes ont passé plusieurs stations sans s'y arrêter en laissant de nombreux voyageurs sur leur quai. Il doit bien déjà en contenir de 250 à 300.
Quand cette rame franchit la pédale d'entrée aux Couronnes, le signal de sortie reste au rouge. Les feux arrière du convoi précédent immobilisé à la gare de Ménilmontant sont parfaitement visibles pour les agents de la rame 48. Le tronçon est droit, mais ils ignorent que ce sont deux trains accouplés qui sont devant eux, et la rame est plus longue qu'en temps normal. Le wattman et le chef de train de la rame 48 se figurent que les signaux ne fonctionnent pas convenablement. Cette rame s'avance donc jusqu'à la hauteur du bureau du chef surveillant, laissant l'arrière de la dernière voiture juste à l'extrémité du quai. Le chef de train croit devoir couvrir son train. Il envoie donc le garde de queue à l'arrière avec le falot rouge qui se rend à cet effet jusqu'à Belleville. Il est environ 19h38.
Juste quelques instants plus tard, le garde de queue de la rame 43 arrive aux Couronnes par le tunnel. Il s'adresse immédiatement au chef de service de cette station pour lui demander de couper le courant. Celui-là avait entendu les détonations et avait essayé de joindre par téléphone, mais sans succès, Ménilmontant. Le garde de queue lui explique donc la situation.
Ainsi les voyageurs du train 48 sont invités à descendre. Plusieurs protestent violemment car ils avaient déjà été évacués des rames 43 à Barbès ou 52 à Allemagne. Ainsi ils ne se pressent pas d'évacuer la gare.
Philippe & Gilles HOUDRY